Nous
venons de conclure une série de rencontres qui avait pour objectif de partager
des outils concrets pour harmoniser le corps, le cœur et la tête afin que
chacun reprenne le pouvoir sur leur vie et permette ainsi à la vie de circuler
à nouveau librement.
Les
gens se sont engagées dans ce voyage à la recherche de nouvelles pistes de
solutions pour soulager leurs douleurs autant morale que physique dans l’espoir
d’aller vers un mieux être. C’est dans un climat d’accueil que se sont
déroulées ces rencontres hebdomadaires dans le respect de chacun, ce qui a
permis aux gens de partager leur vécu, leurs blessures, leurs limitations et
les deuils qu’ils vivaient. Chacun se laissant guidé par ce qu’il sentait utile
de partager avec le groupe, il s’est créé une ouverture permettant d’exprimer
les souffrances enfouies pour se libérer de la tension que génère de garder le
couvercle fermé. Une fois exprimé, on peut observer comme un témoin
bienveillant la situation et l’impact sur notre vie pour enfin envisager des
solutions.
Parce
que c’est de cela dont il est question ici. À la suite d’un ou de plusieurs
difficultés ou chocs, c’est comme si on mettait notre vie sur pause, le temps
de digérer tout ceci et de faire du sens. Depuis combien de temps, êtes-vous
assise près de la rivière à regarder la vie sans plus y participer ? La
première clé est de détourner son regard du passé pour regarder résolument vers
l’avenir. Il s’agit d’arrêter de chercher le pourquoi pour le remplacer par
quelque chose de plus utile le comment je vais faire. Le passé n’est pas garant
du futur, rien ne nous oblige à poursuivre cette trajectoire. Il ne s’agit pas
ici de nier la réalité de notre vécu actuel et encore moins d’effacer le passé.
Il s’agit de remettre de l’ordre dans tout cela. Si le passé nous interpelle
encore, c’est qu’il reste sans doute des compréhensions à faire, des cadeaux à
accepter et la reconnaissance des forces que cela nous a permis de développer .
Tout comme votre cadran peut répéter son signal à intervalles jusqu’à ce que
vous vous réveilliez, le corps crie jusqu’à ce que vous preniez votre message
et mettiez quelque chose en place pour que ça ne se reproduise plus. Une fois
que la distance a permis de réinterpréter les évènements et compris ce que cela
nous a permis d’apprendre, nous pouvons prendre de nouvelles décisions pour
nous permettre d’aller de l’avant.
Il
est temps alors de s’occuper du présent, de ce que l’on vit avec la réalité de
la maladie comme défis, limitations, obstacles car ceci nous permet de décider
ce que l’on veut à la place. Il s’agit de transformer les barrières en ponts
pour passer à une autre étape de notre vie, en direction de nos rêves. Bien
conscient de la réalité que l’on vit, nous pouvons à nouveau se donner le droit
à nos rêves, aux projets qui nous animaient et nous faisaient sentir vivant.
Leur forme va peut-être changer mais c’est de l’essence de ce que l’on veut
vivre à travers ces rêves dont il est important de s’occuper. Nous avons tous
des qualités uniques qui font que nous sommes la seule personne pour pouvoir
remplir un certain rôle dans un espace et un temps définis. Chacun nous
aspirons à laisser un monde où nous aurons apporter notre contribution unique
pour en faire un endroit où il fait bon vivre. Si nous ne jouons pas notre
musique, personne ne pourra le faire à notre place et il manquera un petit
quelque chose que seul nous pouvions créer.
Le monde dont je rêve en est un
où chacun des enfants de la terre prend sa place, dans le respect de son unicité
pour amener sa couleur et ainsi créer un arc-en ciel autour de la planète
bleue. Je souhaite que vous preniez la distance suffisante face à l’histoire de
votre vie pour que vous puissiez admirer la beauté de votre être, comme on peut
voir de la station spatiale la beauté, la fragilité et la force de la planète
terre. Ainsi nous pourrons constater notre chance d’y être soutenue pour
grandir et créer notre pouvoir d’en faire l’enfer ou le paradis. La clé est
sans doute dans l’amour, cet état de bien-être qui correspond à la vie même. Le
plus grand défi est de se l’accorder inconditionnellement à soi pas pour ce que
l’on fait mais simplement pour l’être merveilleux que nous sommes .
Il ne reste qu’à souhaiter à
chacun pour l’année 2010, de reprendre la
direction du bonheur en disant oui à sa vie pour mettre fin au combat intérieur
que nous vivons parfois en réharmonisant les besoins de notre corps, notre cœur
et notre tête, le tout aligné sur notre mission de vie, notre raison d’être
ici, notre apport à l’humanité. La paix, c’est à chacun de l’installer en soi
et ainsi elle se diffusera de l’intérieur vers l’extérieur pour toucher ceux
que nous côtoyions. En allumant cette flamme en nous, nous la réveillerons chez
les autres. Ensemble, ces petites flammes, vacillantes individuellement,
créeront progressivement une lumière si forte qui repoussera l’ombre.
Nadine Gusew, décembre 2010